Travail : les femmes seraient-elles aussi misogynes ?

Des femmes misogynes, au travail, ça existe ? Avez-vous subi, vous aussi, le mépris et l’invitation à la rivalité d’une autre femme, envers vous, au travail ? Vous savez, ces pestes qui critiquent l’apparence, le comportement, le travail des autres… Ces connasses qui affectionnent le crêpage de chignon et les commérages. Petit tour d’horizon des comportements féminins choquants que j’ai connu, sur mon lieu de travail !

Travail : misogynie au féminin

Femme misogyne au travail – N°1

Je travaillais dans une entreprise depuis une petite année. Notre nouvelle collègue, en CDD de 4 mois, arrive dans notre bureau. On m’avait dit qu’elle était italienne. J’étais plutôt contente de la rencontrer puisque je parle un peu italien et que j’adore l’Italie.

Tu parles d’une italienne ! Elle a été glaciale ! Elle entra dans notre bureau, me salua froidement, me jaugeant de la tête aux pieds. Alors même qu’elle était habillée comme une grand-mère !!! Oui, oui, une grand-mère, à l’ancienne. Robe désuète à fleurs et mocassins d’un autre temps ! Je précise que moi je m’en fous de comment les autres s’habillent. Chacun fait ce qu’il veut, et plus il y a de styles différents, plus c’est intéressant !

Je remarquais son regard hostile, mais je ne m’y arrêtais pas, me disant qu’elle était peut-être juste angoissée, stressée. Je me présentais, lui indiquant mon rôle dans l’équipe, et mon ancienneté. Mon collègue anglophone était près de nous. À ma grande surprise, elle me dit : « Toi, tu fais ce métier, et tu parles anglais ? ».

Un peu décontenancée par le ton froid de la nouvelle arrivante, je lui répondis : « Ben oui ». Elle continua, dédaigneusement : « Mais ce n’est pas possible, tu ne peux pas exercer ce métier ».

Ben si, répondis-je, assez refroidie. J’étais sidérée par son culot, à peine arrivée. Elle venait de débarquer dans NOTRE bureau, pour être NOTRE FUTURE COLLÈGUE, et elle me parlait comme ça, le premier jour ??? Je ne réagis pas. J’étais encore sonnée par un licenciement abusif, dont j’avais fait les frais, quelques mois auparavant.

Quand ton collègue est un parfait gentleman

Mon collègue anglophone, que nous surnommerons Mike, intervint fermement : « Si si, elle fait ce métier, en anglais. Elle est très compétente. Et elle a des diplômes ! ». Il avait l’air aussi choqué que moi. J’ai beaucoup apprécié son intervention car les gens vous défendent rarement au travail quand quelqu’un.e se permet de vous agresser, gratuitement.

Elle a passé 4 mois dans notre bureau. Comme une pimbêche, elle draguait ouvertement Mike. Elle poussait des soupirs étranges, qui n’étaient pas sans rappeler ceux d’une chatte en chaleur, ou d’une actrice porno ratée. L’italienne se promenait, fière et méprisante, mais toujours en tenue de grand-mère. En bonne connasse perverse, elle soufflait le chaud et le froid avec moi, tantôt sympathique tantôt exécrable. Une distance glaciale s’était installée entre elle et notre autre collègue femme, proche de la retraite.

Dénouement

Son CDD ne fut pas renouvelé, car apparemment elle fut peu appréciée dans le reste du service 😀

Elle gagnait des clopinettes, alors que nous étions en CDI, très bien payés. Nous n’en parlions pas, outre-mesure. Jalousie de sa part ? L’avait-elle appris ? Je ne l’ai jamais su. Je suppose qu’elle pensait avoir trouvé le Graal dans notre entreprise, mais qu’elle avait déçu, à l’entretien. Elle a dû se comporter de façon très suffisante à l’entretien d’embauche XD !

Quand à notre collègue Mike, je suppose que cette pouffe se sentait en rivalité avec les autres femelles de l’étage. Oui, il était craquant, OK. Cependant, je n’ai jamais vu aucune autre femme pousser devant lui des soupirs dignes de films érotiques. Berlusconisation de la société italienne, peut-être ? L’italienne était-elle victime d’un amaigrissement de son cerveau ? Je ne l’ai jamais su.

Femme misogyne au travail – N°2

Dans cette même entreprise (décidément), il y avait, en CDI, une seule et unique fille de mon âge. Nous étions les deux seules françaises et elle portait un prénom de voiture ! Nous la nommerons donc ainsi, Nom-de-voiture. Donc, au premier abord, Nom-de-voiture se montra très gentille avec moi. On se croisait peu. Je me montrais prudente et discrète avec tout un chacun.

Elle passait chaque midi dans notre bureau pour convier Mike (encore lui ?!) à manger avec elle. Invariablement, chaque midi, il refusait. Il préférait manger avec d’autres personnes.

Sans raison, elle se mit régulièrement à me lancer des remarques :

– « Oh, mais tu es à ton poste ? On ne t’y voit jamais ! Pfff…toujours par monts et par vaux, celle-là ».

« Quoi, tu prends une pause café ??? (avec les autres) – J’y crois pas ! »

Nom-de-voiture faisait cela devant tout le monde, sans gêne. La majorité de nos collègues était British, et ils faisaient semblant de ne rien voir. J’avais envie de lui hurler dessus, mais je calquais mon comportement sur le leur et fis en sorte de l’éviter le plus possible. Finalement, c’est ce que les trois quarts de notre étage faisaient, subtilement. L’éviter, c’est ce qu’il y avait de mieux, car très vite, j’ai eu envie de lui coller une baffe.

Ou bien sa gentillesse était trop appuyée (« je te prends un plateau à la cantine ? », « si tu veux je te ramène ton plateau à la cantine ! », « oh veux-tu que je finisses ton assiette ? Je n’aime pas les restes »), ou au contraire elle se montrait méchante et amère. Je la vis crier sur mon collègue anglophone et une fille d’un autre service, que nous nommerons Emma, parce qu’ils ne l’avaient pas conviée à une sortie extra-professionnelle XD. Mais de quoi t’étonnes-tu, insupportable salope ???

Quelques semaines plus tard, elle fit remarquer à Emma, qui avait 40 ans, qu’il serait peut-être temps de se dépêcher à faire un enfant, car l’horloge tournait.

L’employée lèche-cul

Je la vis faire des compliments très appuyés à nos managers. Ils étaient flattés ! Ne voyaient-ils pas clair dans son petit jeu ???

Des collègues plus âgés me demandèrent presque sans détour pourquoi moi et Nom-de-voiture n’avions pas sympathisé. AHAH ! Ils étaient cons ou ils faisaient semblant ??? Eux-mêmes supportaient ses jérémiades, ses comportements bizarres, la voix traînante avec laquelle elle savait toujours tout sur tout. Je remerciais ma bonne étoile de ne pas travailler dans le même bureau qu’elle, de ne pas avoir de dossiers en commun avec elle O_O.

Le dénouement

Elle fut arrêtée par son médecin à plusieurs reprises et revint quand même travailler ! La pauvre conne !!! Des gens se sont battus pour qu’on ait le droit aux congés, aux arrêts de travail rémunérés, etc. et des pauvres tâches dans ce genre n’en ont rien à foutre ! Par ailleurs, nous avions d’excellentes conditions de travail, d’excellents managers, et elle venait tout troubler, avec son comportement de première de la classe lèche-cul.

Après quelques années, j’entamais des démarches pour déménager, et donc quitter l’entreprise. C’est à ce moment qu’elle tomba enceinte. Nom-de-voiture allait partir en congé maternité !!!!! Mais quel bol d’air !!! Et quelle future mère infâme pour son enfant !!! Pauvre gosse !

Femme misogyne au travail – N°3

Je travaillais dans un grand groupe depuis moins d’un an. Dans mon bureau, mes collègues étaient tous des hommes, sauf Manue, femme de mon âge, très sympathique. Ambiance cool, relax.

On m’informe qu’une troisième collègue féminine va revenir de congé maternité. Cool ! On m’explique qu’elle parle beaucoup de ses hémorroïdes et de sa vie sexuelle.  Elle est fun, apparemment. J’accueille ces informations en riant.

Hémorroïda reprend donc le travail, au moment où Manue, ma collègue sympa part en vacances. Je me retrouve donc seule avec Hémorroïda et les mecs. Et là, je ne la trouve pas fun du tout. Elle ne s’adresse qu’à mes collègues masculins. Hémorroïda me considère avec méfiance. Quand elle me regarde, elle grimace. Pire, elle me coupe la parole dès que je m’exprime. Déstabilisée, je me mets à parler plus fort quand elle m’interrompt. Elle n’a pas l’air de comprendre.

Hémorroïda et l’incontinence verbale

Il s’avère qu’elle parle, elle parle, elle parle très fort toute la journée. Tout le temps. Pas de travail, non.

Elle ne parle que de ce qui se passe sous sa ceinture, de ses rapports sexuels avec son mari. Et de ses enfants. Les rares fois où elle quitte le bureau, elle nous informe qu’elle « va sucer Machin pour obtenir des informations ». Les mecs du bureau sourient. Elle répète qu’elle n’aime pas les autres femmes, ni les femmes sans enfants, en me regardant avec un sourire. J’ai compris le message, SALE PUTE !!! J’ai donc à faire à une histrionique pur jus, une adepte particulièrement virulente du girls-on-girls-hate.

Manue revient de vacances. Je lui confie mon incompréhension. « Oui, avec moi aussi elle était très méfiante, au début, mais maintenant, ça va mieux. », m’avoue-t-elle. Je suis assez désarçonnée. Hémorroïda est juste invivable, et tout le monde semble trouver son comportement normal ?!

Faut-il essayer d’amadouer Hémorroïda ?

Je tente de créer du lien avec elle. Je lui demande comment ça va, comment vont ses enfants. Je lui transmets des informations sur les vélos électriques, car nous souhaitons toutes les deux en acheter. Je ris à ses blagues. Je prends sur moi. C’est peine perdue !

Un jour, je n’en peux plus. Elle pérore depuis des heures, tandis que je me concentre tant bien que mal sur une tâche ardue. Sa voix est tellement aiguë que je l’entends à travers mes bouchons d’oreille ! Je lui demande alors gentiment de parler moins fort. Il semblerait que j’ai réveillé un dragon. Elle me hurle dessus comme du poisson pourri, me disant qu’elle m’a vu aller sur Internet au travail (et alors, salope, tout le monde le fait, toi y compris !), qu’elle a connu des projets bien plus durs que le mien, et que je suis une gamine.

Je lui rétorque que je m’étais déjà adaptée à l’équipe avant qu’elle arrive, que je lui demandais juste de parler un peu moins fort. Elle est déchaînée. Une vraie furie. Le pompon, c’est que je n’ai aucun doute sur le fait qu’elle ait le soutien plein et entier des hommes du bureau.

Jalousie d’une histrionique

Très mauvaise ambiance dans le bureau. L’histrionique s’inquiète aussi que je gagne plus qu’elle (ce qui est vrai XD). Cependant, ça ne la regarde pas. Apparemment, il y a eu des fuites concernant les fiches de salaire. Ah la jalousie des puputes !!! Tout un programme ! Mon BAC+5 tu crois que je l’ai eu en suçant des bites, salope ? T’avais qu’à poursuivre tes études pour un meilleur salaire au lieu de faire des gosses.

Hémorroïda, avant que tu reviennes, tout se passait bien.

cri

Hémorroïda est une de ces merdes qui voient le bureau comme un lieu de rapports de pouvoir, de dominations et de rivalité. Où est la collègue amusante et adorable qu’on m’avait décrit ?

Dénouement

Je m’isole de tant à autre dans une salle pour pouvoir travailler. Hémorroïda et un collègue me le reprochent. « Cette salle, c’est pour préparer les prez' », affirment-ils. Je demande à notre manager ce qu’il en est. Il me répond que je peux y aller quand j’en ai besoin…

D’accord, donc en gros, quand Hémorroïda est là, le bureau se transforme en un bordel de grosses putes. Manue l’avoue à demi-mots. « Ils disent des choses dégueulasses sur toi, quand tu n’es pas là ». Manue ne veut pas prendre parti. Ma collègue sympathique fait partie de ce bureau depuis trop longtemps et a gagné l’estime d’Hémorroïda…

J’explique alors à notre manager que je ne peux pas travailler dans ces conditions, et que je souhaite changer de bureau. Je veux rejoindre l’équipe avec laquelle je travaille vraiment. Il est indécis, le manager. En fait, tout le monde a peur d’Hémorroïda et ses réactions de connasse…

J’insiste. Il cède. Je finis donc mon contrat dans un bureau…normal, au plus près des gens avec qui je suis en projet. OUF ! Je ne croirai plus personne désormais, quand on me dit que Machin.e est super sympa !

Ça fait beaucoup de comportements outranciers au travail, vous ne trouvez pas ? Et vous, avez-vous connu des fous au travail ? Comment vous en êtes-vous sorti.e.s ? J’attends vos réactions !


9 commentaires sur “Travail : les femmes seraient-elles aussi misogynes ?

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  1. Lala lalalala lalalala (chantez-le comme vous voulez) dit :

    « Quand on vous fait une remarque désobligeante, sans raison, un simple “Je n’apprécie pas ton comportement, je te demande de t’excuser” ne suffit pas”. »
    ça, ça va dépendre des gens à qui tu fais face. Pour ma part, il m’est arrivé de prendre sur moi et de dire calmement à un collègue qui m’avait fait une petite crise de mansplanning que je savais des choses (SCOOOOOP !!) et que si un jour j’avais envie d’avoir une information de sa part, je la lui demanderais. Je pense qu’il a compris parce qu’il ne m’a jaaamais refait le coup… donc il m’a écoutée. Encore aujourd’hui ça me soulage quand j’y pense.
    Évidemment avec des collègues comme celles que tu évoques et qui visiblement hurlent pour rien de base, c’est plus compliqué. Néanmoins, je pense que si quelqu’un réussit à rester calme face à ce genre de personnes et à leur dire « Mais enfin, pourquoi tu réagis comme ça ? Il ne faut pas s’énerver pour si peu 🙂 » ça peut bien les casser ^^ parce qu’elles passeront pour des gens qui ne savent pas contrôler leurs nerfs, contrairement à toi. Encore faut-il réussir à prendre sur soi et à le faire. Et à ignorer leurs réactions excessives. C’est dur, je ne dis pas le contraire.

    En ce qui concerne le « girls on girls hate », je me demande si à force de le craindre, on ne le voit pas partout. En effet, j’ai une amie qui, un jour, me dit que les filles se crêpent plus le chignon que les garçons. (NO WAY!!! Sérieusement, elle n’a jamais observé comment les mecs se traitent entre eux dans leurs bandes d’amis 100% masculines ??? Et que je te traite de « pédé », et que je te dis que t’as pas de couilles, et que je me moque de ta sensibilité si tu oses l’afficher… BREF !) Je lui réponds donc que je n’y crois pas du tout. Elle me répond « Si ! La fille là-bas (nous étions dans un bar), si tu voyais comment elle regarde ma jupe depuis tout à l’heure… »
    Ok, cette fille regarde ta jupe. Peut-être qu’elle est en train de te traiter de p*** dans sa tête. Ou peut-être qu’elle trouve que tu es très mal habillée. Mais peut-être aussi qu’au contraire elle se dit que ta jupe est jolie et qu’elles vont bien avec tes chaussures. Who knows? On ne peut pas savoir ce que les gens ont dans la tête.
    Alors quand une fille s’imagine qu’une autre fille regarde mal sa jupe alors qu’elle n’en a pas vraiment de preuve… est-ce que ce n’est pas déjà du girls on girls hate ?

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    1. Je te rejoins tout à fait Lala lalalala lalalala ! Peut-être que si je lui avais répondu calmement, devant tout le monde, ça lui aurait fait une douche froide. Mais à l’époque j’avais moi aussi un problème : j’allais très mal. J’aurais été incapable de lui répondre sereinement sans me mettre à pleurer. Or, je ne voulais pas me faire remarquer, de quelque façon que ce soit.
      Je pense aussi que le « Girls on girls hate » a son équivalent masculin, mais bien entendu, on diabolise et on expose toujours plus les femmes. De mon point de vue, de ce que j’ai vu, je dirais que la « haine entre femmes » au travail (qu’on ne voit pas partout, heureusement !) se distingue de celle des hommes. Une simple différence hommes-femmes dans la façon de se montrer con finalement 🙂
      Les coups de p**** des hommes, de part ma modeste expérience, sont plus insidieux, moins francs finalement.
      Quant aux impressions fugitives que l’on a suite à un regard etc., ouh la, oui, il faut faire attention ! On ne sait jamais ce que les autres pensent réellement.

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  2. Lala lalalala lalalala (chantez-le comme vous voulez) dit :

    J’ai écrit « mansplanning » au lieu de « mansplaining » dans mon précédent message, ce qui pourrait signifier « le planning de l’homme », ce qui ne veut pas dire grand chose haha

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    1. Ah ah ah, j’adore Lala lalalala lalalala ! Un terme à utiliser lorsqu’on a un petit coup dans le nez :))))

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  3. Lala lalalala lalalala (chantez-le comme vous voulez) dit :

    « Les coups de p**** des hommes, de part ma modeste expérience, sont plus insidieux, moins francs finalement. »
    Alors ça c’est drôle parce que j’ai généralement entendu l’inverse ! Comme quoi ça dépend des personnes et des situations…
    Je me souviens de mecs qui me disaient « vous les filles vous vous faites des coups de pute entre vous, vous êtes hypocrites les unes avec les autres, alors que nous les mecs, on est plus francs, si on a un problème on se le dit ou on se bastonne »… Et mon cul c’est du poulet !

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    1. Comme quoi, on ne peut généraliser. J’ai en tête le coup de pute d’un mec au travail, c’était très très bas. Mail envoyé dans le dos de collaborateurs pour dénigrer le travail du premier et encenser le deuxième. Mais peut-être ce type était-il un cas extrême…il a séjourné à l’hôpital par la suite (psychiatrique, d’après certains).

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